Jardin

AU JARDIN CE WEEK-END- Chaque week-end, Marc Mennessier, journaliste au Figaro, ingénieur agricole et amoureux des plantes vous livre ses conseils et astuces pour faire de votre jardin un Éden.

Vous en avez assez de rentrer bredouille de la forêt après avoir «marché» sur les champignons que d'autres ramassent derrière vous? De ne pas «connaître les coins»? Ou de devoir renoncer à vous régaler les papilles sous prétexte que la météo n'a pas été favorable à la pousse des cèpes, girolles et autres trompettes-de-la-mort? Certes, personne n'a encore trouvé le moyen de «domestiquer» ces espèces nobles aux délicieux carpophores, mais nombre de champignons ont l'avantage de se cultiver facilement au jardin, sur un balcon, une cour d'immeuble voire, directement, dans… la cuisine. Ce qui a le mérite d'épargner bien des déconvenues!

Du japonais shiitaké en passant par les pleurotes bien de chez nous, la pholiote changeante, le cèpe de paille (ou strophaire), sans oublier le champignon de Paris (proche du sauvage rosé des prés), pas moins de 19 espèces se prêtent sans rechigner à la myciculture. Sur des troncs, de la paille, de la mousse. Ou à la cave dans du compost. Toujours dans un microclimat ou une ambiance tempérée et humide. Il y a aussi la truffe, mais c'est une autre histoire et cela demande du temps, de la place et… un peu de chance.

Dans un ouvrage astucieux, sobrement intitulé Cultiver ses champignons et publié le mois dernier aux Éditions du Rouergue (144 p., 25 €), Herbert Wurth et sa fille Madgalena livrent tous leurs secrets, accumulés après des années d'expérimentations dans leur jardin du Waldviertler (Autriche) ainsi que la marche à suivre pour faire pousser ces curieux végétaux qui partagent quelques traits communs avec le monde animal (comme la production de glycogène en lieu et place de l'amidon).

La confection du substrat et l'inoculation avec le mycélium (les «racines» du champignon) sont les deux phases critiques. Mais il y a moyen, notamment quand on débute, de s'en affranchir en se procurant des kits de culture prêts à l'emploi et disponibles dans le commerce. Idéal pour se faire la main!

Culture en plein air

Plus insolite: les auteurs donnent la marche à suivre pour cultiver vos champignons préférés dans des carrés de quelques mètres carrés aménagés dans votre potager et à côté desquels vous pourrez planter courges et courgettes, dont les larges feuilles apporteront l'ombre nécessaire. L'installation peut également se faire en sous-bois ou en lisière de forêt. Les pleurotes, les strophaires mais aussi les coprins chevelus, fréquents dans les prés en automne, se prêtent particulièrement bien à cette culture en plein air. Veillez cependant à les protéger des limaces qui en raffolent en tendant au-dessus un voile de croissance non tissé et perméable afin de laisser passer l'air et l'eau. Évitez l'emploi de granulés molluscicides qui pourraient être absorbés par les champignons.

Élimination biologique de souches d'arbres

Les pleurotes, les polyphores en touffes, les collybies à pied velouté ou encore le shiitaké peuvent également servir à l'élimination biologique de souches d'arbres en inoculant du mycélium dans des trous forés à la perceuse. Pratique si vous venez d'effectuer quelques abattages à condition de procéder à l'opération dans les trois mois qui suivent pour que la culture «prenne». Les expériences menées par Herbert et Magdalena Wurth montrent que les souches inoculées ont produit des champignons pendant plusieurs années tout en se décomposant lentement. Non seulement, vous ferez l'économie du dessouchage, opération très coûteuse, mais vous pourrez faire d'abondantes cueillettes qui vous régaleront à peu de frais!

Les champignons peuvent aussi servir à décorer vos massifs de fleurs ou votre balcon, sous réserve qu'il y ait suffisamment d'ombre. Les auteurs livrent la liste des plantes compagnes les mieux adaptées: roses de Noël, hostas, géraniums vivaces, campanules, ancolies, hortensias… Enfin, les rondins de charme ou de bouleau inoculés, peuvent servir à confectionner des… clôtures particulièrement esthétiques.

Vos rendez-vous jardin

• 7, 8 et 9 octobre: 10e exposition-vente internationale d'orchidées, à l'abbaye de Fontfroide, Narbonne (Aude).

• 8 et 9 octobre: 51e foire aux plantes rares de Gaujacq (Landes).

• 14, 15 et 16 octobre: 66e journées des plantes de Chantilly/Courson, Domaine de Chantilly (Oise).

• 16 octobre: 46e foire aux plantes d'automne de La Salicaire, Saint-Nicolas -de-Grave (Tarn-et-Garonne).

• Jusqu'au 16 octobre: Festival Art, villes et paysage, Hortillonnages d'Amiens (Somme).

• Jusqu'au 16 octobre: Folie'Flore, le show floral, parc des expositions de Mulhouse (Haut-Rhin).

• 22-23 octobre: Festival des fleurs d'automne du château du Rivau, Léméré (Indre-et-Loire).

• Jusqu'au 23 octobre: 16e festival des jardins de la Saline Royale d'Arc-et-Senans (Doubs).

• Jusqu'au 2 novembre: 25e festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire sur le thème des «jardins du siècle à venir», Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher).

• Jusqu'au 6 novembre: 13e jardin éphémère de la ville de Nancy, place Stanislas, Nancy (Meurthe-et-Moselle).

• Jusqu'au 16 novembre: exposition «Le jardin botanique ramène sa fraise et prend le melon», jardin botanique du Montet, Villers-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle).

• 15 décembre: journée d'information sur le biocontrôle organisée par la Société nationale d'horticulture de France (SNHF), Paris.

                                

«100% efficace et 100% bio», la méthode permet de se débarrasser en toute sécurité de ce redoutable envahisseur qui dévalise les ruches et menace la survie des abeilles.

La saison de la chasse au frelon asiatique, ce redoutable prédateur d'abeilles introduit accidentellement en France en 2004, est ouverte. Et pas seulement au sens figuré! Denis Jaffré, un apiculteur finistérien, a mis au point et expérimenté une méthode «100% efficace et 100% bio» pour détruire les nids de cet envahisseur présent aujourd'hui dans 85 départements: le tir au fusil de chasse!

«Cette année nous avons détruit par ce moyen 10 nids en toute sécurité, sans insecticide chimique et pour un coût dérisoire: quelques dizaines d'euros contre 1.000 à 1.200€ avec les méthodes classiques qui nécessitent l'emploi d'une nacelle car les nids sont le plus souvent perchés à la cime d'un arbre, à 10 voire 20 m de hauteur», explique le coprésident de l'association Aafa (Action anti frelon asiatique).

Si la pyrale est en passe d'être contrôlée, les maladies de déperissement du buis (Cylindrocladium buxicola et Volubella buxi) provoquent d'énormes dégâts dans les plantations. Mais la lutte raisonnée commence à s'affiner.

Qu'il soit simple ou double, le persil se sème d'avril à septembre lorsqu'il s'agit d'un semis en pleine terre. Explications en vidéo d'Hubert le jardinier.

Préparer la terre avant le semis

  • La terre doit être bien affinée : passer un coup de griffe et un coup de rateau.
  • Retirer le chiendent, le liseron et toutes les mauvaises herbes.
  • Tracer un sillon pour le semis en ligne
  • Les graines de persil peuvent être trempées 24 heures à l'avance mais en suivant la technique présentée ici il n'est pas nécessaire de le faire.
  • Verser beaucoup d'eau au fond du sillon pour que la terre soit bien tassée.

Semer le persil

  • Pour ne pas avoir la mouche du persil (insecte qui vient ronger les racines au cours du printemps) mélanger avec quelques graines de ciboulette. L'odeur de la ciboulette éloigne les mouches du persil. (Il s'agit de la même mouche que la mouche de la carotte).
  • Qui sème menu récolte dru : inutile de trop serrer le persil au risque qu'il soit moins joli.
  • Répandre 1/2 cm de terreau sec au-dessus des graines, pas plus.
  • Tasser.
  • Etendre une toile de jute par-dessus le semis pour maintenir l'humidité.
  • Arroser sur la toile en jute (pour ne pas plomber la terre).

Le persil lève sous 8 à10 jours en fonction de la température extérieur.
Bien surveiller la levée.
Quand le persil commence à germer : retirer la toile de jute.
D'ici le mois de juin vous commencerez à récolter le persil.

Cette exploitation pionnière en permaculture, qui diffuse désormais son savoir-faire via des formations, a développé une méthode permettant une productivité élevée.

Saviez-vous qu'un seul homme peut produire plus de 50.000 euros de produits agricoles par an sur seulement mille mètres carrés cultivés, et ce sans engrais ni pesticide ni tracteur? Tel est l'étonnant tour de force réalisé à la ferme biologique du Bec Hellouin - du nom de la rivière qui la traverse - basée sur les principes de la permaculture (expression dérivée de «permanent agriculture» en anglais).

Maintenant que les «saints de glace» sont derrière nous, la plantation des tomates bat son plein dans les jardins et jusque sur les balcons, les terrasses et même les rebords de fenêtres. La pomodoro, ou «pomme d'or», chère à nos voisins italiens est incontestablement la reine des potagers, le «légume-fruit» que tout le monde rêve de cultiver en «bio» (évidemment...), histoire de savourer de «vraies tomates», celles dont les racines ont plongé dans la glaise, et d'oublier, le temps d'un été, les pâles copies industrielles dont il faut se contenter le reste du temps.

Le retour de la chaleur, mâtiné de pluies parfois orageuses, a sonné le réveil d'un parasite redoutable: la pyrale du buis. La chenille de ce papillon nocturne (Cydalima perspectalis), arrivé en France en 2008 via l'Allemagne, cause des dégâts considérables sur cet arbuste symbole de l'art topiaire et du jardin à la française dont elle dévore les feuilles et même l'écorce. L'an dernier, elle avait déjà colonisé pas moins de 84 départements soit 24 de plus qu'en 2014, causant un émoi considérable chez les jardiniers qui ont vu leurs précieux buis dépérir à vue d'œil.

Le potager fait désormais figure de jardin d'agrément avec ses mélanges de fleurs et de légumes. Tour d'horizon de végétaux à la fois comestibles et beaux à regarder.

«On n'est plus dans le jardin nourricier, mais dans le potager plaisir que l'on peut même faire pousser en ville, estime Alix de Saint Venant qui veille pour sa part sur le bon développement de son potager conservatoire du château de Valmer (Indre-et-Loire). On en voit de plus en plus sur les toits de Paris. La multiplication des jardins partagés a également changé la donne. Ce qu'on y trouve, ce sont surtout des choses qui se mangent.»

Voir, sentir, goûter... Le jardin offre tous les bonheurs. C'est aussi «un havre de paix et de silence dans le tourbillon d'un monde compliqué».

Le jardin est de plus en plus perçu comme un havre de paix, un lieu de plaisir et de convivialité dans lequel les cinq sens sont sollicités. Et le seront plus encore à l'avenir.

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L'avantage de produire ses propres légumes dans son potager ou, de plus en plus souvent maintenant, sur son balcon, n'est plus à démontrer. C'est notamment vrai pour la tomate, la reine des légumes d'été plébiscitée par une majorité de jardiniers. Pouvoir manger autre chose que les ersatz insipides du supermarché (ou du marché tout court…) est un pur bonheur. Mais un bonheur qui s'obtient et se mérite. Car dans ce domaine, comme dans d'autres, la qualité n'a rien d'automatique.

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